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  Le Modèle DISC

Outil de management, de soi même, d’autrui et des situations, permettant de mesurer le comportement d’une personne ainsi que ses motivations, ce qui la pousse à agir. Chacun d’entre nous possède des niveaux différents de chacune de ces couleurs, c’est ce qui nous rend unique.

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Le management
situationnel

 

Cliquez ici pour lire l'article "le management situationnel"

Directif: Le manager prend la décision. Il donne des instructions précises et surveille de près les résultats.
 
Persuasif: Le manager prend la décision après discussion ou explications. Le manager explique ses décisions et donne des occasions de discuter.
 
Participatif: Le collaborateur prend la décision avec le soutien du manager. Le manager partage les idées et facilite la prise de décision.
 
Délégatif: Le collaborateur prend la décision. Le manager délègue ses pouvoirs pour les décisions et l'exécution. 


Le MBTI

 
Cliquer pour lire l'article sur le MBTI
Etabli d'après les travaux de Carl Jung par Katharine Briggs et sa fille Isabel Myers, l'indicateur typologique Myers-Briggs offre 16 types de caractère possibles à partir de 16 combinaisons.
 


Préférences cérébrales

 
 
   


 La fenêtre de JOHARI
Modèle qui représente le degré de connaissance de l'autre et de soi-même dans les relations entre individus. Il traduit les différentes interactions entre l'individu et le groupe dans lequel il évolue. 
 
 
Le modéle
Blake et Mouton
Cliquez pour lire l'article sur la Grille de Blake et Mouton
 
Cette grille permet de définir cinq styles de comportement (susceptibles de variations et de nuances). Ce sont:
- le style 9.1 "boulot-boulot": exclusivement axé sur la production, il cherche à éliminer au maximun l'incidence des facteurs humains.
- le style 9.9 "esprit d'équipe": développe simultanément et de façon harmonieuse un fort souci des personnes et des exigences de production élevées.
- le style 1.9 "gentil organisateur": uniquement préoccupé du climat et des bonnes relations, il laisse au second plan les exigences de production.
- le style 5.5 "opportuniste-pragmatique": négocie adroitement et à tour de rôle entre la satisfaction des demandes personnelles et les exigences de production.
- le style 1.1 "retrait": n'assure qu'un minimum d'instructions, d'information et de présence.
 
 

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entretien d'évaluation
Quel jugement portez-vous sur les entretiens d'évaluation dans votre entreprise ?
excellent
bon
satisfaisant
décevant
médiocre
l'entretien annuel n'est pas pratiqué

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entretien d'évaluation
Quel est le point que votre manager pourrait améliorer durant l'entretien d'évaluation ?
sa capacité à me motiver
sa connaissance de mon poste et de mon activité
sa capacité à me conseiller
sa qualité d'écoute

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Il est essentiel d'élaborer un plan d'action commun pour que l'entretien d'évaluation trouve une conclusion positive. Pour donner de bons résultats, un plan d'action doit suivre le modèle SMART:
- Spécifique: que voulons-nous réaliser concrètement?
- Mesurable: il faut pouvoir mesurer les objectifs (durée, qualité, quantité, coûts ...).
- Approprié: l'entretien s'accorde-t-il aux objectifs de l'organisation et aux besoins de votre collaborateur?
- Réaliste: il doit être acceptable, correspondre aux moyens de votre collaboration et de votre organisation.
- Temps: le plan aura une échéance, à diviser en étapes pour permettre un suivi régulier.
 
recrutement
Pour recruter, vous vous fiez avant tout
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recrutement
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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 23:57

ReunionLa réunionite, maladie chronique ou aigüe sévit dans de nombreuses entreprises. Les cadres s'en plaignent fréquemment, la direction aussi, tout le monde en fait, et pourtant elle s'étend insidieusement...Et puis au détour d'un changement de chef, ou à l'occasion d'un coup de sang du dit chef, on supprime toutes les réunions, parce qu'on perd son temps. Ou alors alors, dernière mode, on les remplace par des conferences call ou des net meeting, comme si les moyens étaient en cause !!!

Il ne faut pas se tromper. La chirurgie n'a jamais vraiment guéri de la réunionite. En effet, tout en étant une maladie avec ses propres symptômes, elle est d'abord elle même le symptôme d'un management déficient. Elle trouve ses causes parmi l'absence de règles, le manque de respect ou le management-participatif-bonne-conscience, qui génèrent beaucoup d'autres symptômes "désagréables" dans l'entreprise: gaspillages multiples, conflits ...etc

Or la réunion, par définition, dans une entreprise de plus de 1 personne (!) est nécessaire. Encore faut-il la considérer comme un produit interne à part entière et en tant que telle appliquer les exigences de qualité et de performance adequates.

Une étude américaine réalisée par le cabinet Van Bourne ne manque pas d'intérêt. Il s'agissait de tenter de connaître le degré de productivité de ces réunions et de savoir comment les améliorer.
Parmi les facteurs les plus irritants, l'étude a démontré que le retard d'un collègue remportait la palme (77 %), suivi par le manque de préparation (72 %). En France, ce sont les appels téléphoniques, qu'il s'agisse de prises d'appel pendant les réunions (61 %) ou de la sonnerie du portable qu'on n'a pas voulu éteindre (59 %), qui remportent la palme.

Les remèdes sont classiques, connus et...rarement mis en oeuvre :

  • Organisation formalisée: animateur, secrétaire, time-keeper...
  • Ordre du jour défini préalablement
  • Accord consensuel sur les règles de vie (retards, téléphone...)
  • Timing et planning fixés et respectés
  • Rapport écrit et plan d'action formalisé
  • Indicateur et objectif de performance de la réunion elle-même
 
 
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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 16:01
Le patron modèle n'existe pas, mais il y a des qualités qui font le bon manager.
Coachs, managers, cadres... Tout le monde admet que la vision stratégique et le leadership sont indispensables pour réussir.

Etes-vous bon manager ? La réponse n'est pas toujours évidente. D'ailleurs, il fut un temps où l'on appréciait le manager dirigiste, autoritaire ou paternaliste. Plus tard, on a chanté les louanges du manager, charismatique, fédérateur, leader...

En fait, diriger une organisation, entreprise ou autre, quelle que soit sa taille, n'est pas une sinécure. On doit savoir prendre les bonnes décisions en temps opportun, récompenser, faire face à des antagonismes, gérer des conflits et procéder à des choix difficiles, comme licencier ou sanctionner quand cela s'impose. Pour cela, il faut beaucoup de qualités techniques, mais aussi comportementales, que l'on peut posséder d'emblée ou acquérir en se frottant aux réalités de la vie.

Les bons managers savent s'affirmer sans complexe
Il faut souligner également que, depuis quelques années, les entreprises soumises à des turbulences environnementales sont toujours à la recherche de nouveaux leaders, capables de s'adapter mais aussi de changer les comportements de leurs collaborateurs.

Il est donc difficile de dégager un profil type du manager modèle. Tout juste peut-on cerner quelques caractéristiques jugées indispensables à quiconque souhaite réussir dans sa mission de patron.
Toutes les enquêtes récemment menées sur les styles de management des patrons ont montré que les rôles de ces derniers se sont beaucoup diversifiés. Ainsi, un manager, aujourd'hui, doit avant tout être un visionnaire pour son entreprise. Mais les spécialistes du management, pour leur part, insistent sur une autre qualité : le leadership. Et ils soulignent la différence entre un leader (celui qui sait ce qu'il faut faire) et le manager (celui qui sait seulement comment le faire). Au moment d'un recrutement, les dénicheurs de talents vérifient toujours que les candidats ont des qualités de leadership, même lorsqu'il s'agit de jeunes diplômés. Ces qualités deviennent indispensables à mesure qu'on avance dans une carrière.

Savoir écouter ses collaborateurs
Manfred Kets de Vries, psychanalyste et spécialiste du leadership, s'est depuis longtemps attaché, dans ses ouvrages, à dévoiler les mystères des grands dirigeants. Pour lui, ces derniers savent s?affirmer sans complexe. Parmi les exemples les plus édifiants, celui de Lindsay Owen Jones, le président de l'Oréal. Celui-ci avait tellement impressionné son recruteur lors de son entretien d'embauche que ce dernir avait conclu son rapport par cette observation : «Deviendra PDG ou sera viré»...

Patrick Barrau, coach professionnel et Dg du cabinet Maroc Devenir, rappelle qu'«un bon manager, surtout un leader, est quelqu'un qui prend des initiatives, motive et rassemble les bonnes volontés mais, dans le même temps, délègue et donne du pouvoir à ses collaborateurs. Il est capable de rester dans l'ombre quand rien ne l'appelle au grand jour et de s?exposer quand la nécessité l'exige. C'est un pionnier et il ouvre les portes de l'avenir, mais peut aussi bien aller à contre-courant de l?opinion dominante. Il abandonne la pensée purement opérationnelle au profit de la pensée évolutive et anticipatrice, en prise sur les besoins de demain et les évolutions des produits et des organisations».

Par-dessus tout, «un leader donne envie aux autres de réaliser des projets, des objectifs, voire leurs rêves. Il aide ceux qui l'entourent à acquérir une souveraineté personnelle et il redonne du sens aux moments les plus difficiles, les plus redoutés. Enfin, il allie également une intelligence à la fois profonde et pratique à une grande force de caractère. Celle-ci lui est indispensable pour ne pas être déstabilisé par les évènements et par les êtres», ajoute-il.

Toutefois, pour avoir l'estime de ses collaborateurs, un bon manager doit aussi savoir écouter. Dans les styles de management, on retrouve deux profils : ceux qui parlent et ceux qui écoutent. Ces derniers ont plus de chance d'atteindre l'objectif. On ne peut faire preuve d'empathie si on n'analyse pas profondément les attentes des autres. Il ne suffit pas non plus de tendre l'oreille à son interlocuteur mais pouvoir donner un feed-back clair», note le patron d'une PME. C'est un véritable travail de coach qu'il faut conduire.

Ne dit-on pas aussi qu'un dirigeant est respecté pour ce qu'il est alors que le leader est respecté pour ce qu'il fait. Un ex-patron de multinationale a dit : «La légitimité d'un grand dirigeant réside dans sa capacité à servir et non pas à se servir». Ce qui revient à dire que l'humilité est également une qualité très appréciée chez les managers.

Enfin, un bon manager est celui qui sait prendre les bonnes décisions quand il le faut. Il sait aussi être autoritaire, surtout lorsqu'il s'agit de trancher sur un problème. Mais il ne s'agit en aucun cas de s'imposer arbitrairement.

9782744063169.jpgEnfin un manuel du parfait manager venu des Etats-Unis. Encore un best-seller. Oui, mais celui-ci "décoiffe franchement". 
Le manuel en question "Manager contre vents et marées", éd. Village Mondial), rédigé par Marcus Buckingham et Curt Coffman de l'institut de sondage américain Gallup, s'appuie, rien de moins, sur "près de vingts années d'enquête en entreprise auprès de 1 million de salariés et de 80 000 managers répartis dans 63 pays et 120 000 heures d'enregistrement qu'ils ont transcrites sur cinq millions de pages". 
En synthèse, il conclut que les dirigeants d'entreprise et les cadres supérieurs n'ont en fait aucune idée de ce qui rend leurs salariés plus heureux, et donc plus productifs. Avantages sociaux, petites attentions, services en tous genres, culture d'entreprise ? Allons donc ! Non, ce qui compte vraiment, "ce qui retient les personnes les plus efficaces, c'est la qualité de leurs rapports avec leur supérieur direct. On entre dans une entreprise mais on quitte un chef". Les auteurs du livre ont d'ailleurs constaté que "les écarts de satisfaction des salariés se trouvent au sein des mêmes sociétés, dans des divisions et des services différents, et non d'une entreprise à l'autre".

Question : à quoi reconnaît-on un travailleur content de son chef ? Voici quelques indices fournis par le manuel, extraits des "12 points clés essentiles dans l'implication des salariés performants":

Les managers soucieux de la motivation de leurs collaborateurs devront prendre le temps de répondre à ces questions...

On peut remarquer que la notion de stress est absente de ces points. Or cette dimension doit également être prise en compte dans l'implication et la motivation des salariés.

Les 5 ajustements d'attitude du manager nécessaires.

Dans un entretien de Polly LaBarre publié (en anglais) par Fast Company, Marcus Buckingham complète sa pensée en citant 5 ajustements d'attitude qui définissent l'essence de la fonction du décideur en entreprise :

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 23:33
Malgré l’enthousiasme élevé des managers, leur motivation a été éprouvée ces deux dernières années notamment dans l’aspect plutôt humain que matériel. En 8 diapos, ce sondage du JDN résume très bien l’opinion des 1521 participants.
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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 22:35
Je stresse donc je suis

Travailler beaucoup ne suffit plus pour réussir dans la vie, il faut travailler trop ! C'est un sociologue spécialiste de la fatigue et du stress au travail, Marc Loriol, qui le dit. Dans un excellent petit opus édité dans la collection "Mots & Cie" chez Mango, cet amoureux de la langue nous aide à trouver les mots les plus adéquats pour dire nos maux. Car il ne suffit pas d'être stressé. Encore faut-il le faire savoir. Et pas n'importe comment : on n'emploie pas les même termes selon qu'on cherche à décrocher une promotion ou un arrêt de maladie, selon qu'on veut simplement se faire plaindre ou se faire bien voir de son chef. De A comme aboulie à W comme Workalcoholic, en passant par karoshi et dysthymie, vous trouverez forcément le mot qui colle à votre humeur du moment et surtout à vos objectifs professionnels. Un petit regret cependant : il manque la langueur. C'est à croire qu'on ne se languit plus, dans nos entreprises... " Je stresse donc je suis", Marc Loriol, Collection "Mots & Cie", Mango Littérature.

Voir aussi les nombreux articles consacrés au stress et à la façon de le gérer sur le site de l'Entreprise :

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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 16:59

C'est ce qui ressort d'une étude réalisée en France par l'Institut Inergie Opinion. Les 1300 cadres interrogés estiment ne pas être assez associés aux décisions importantes prises par leurs dirigeants. 40% disent ne pas être consultés par leur hiérarchie sur des sujets qui les concernent et 35% déplorent qu'on ne leur confie pas le rôle qui devrait leur revenir dans la transmission de l'information en interne.

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 22:39
Nous voici revenus en période d'élaboration des budgets. La danse de la peur peut être observée un peu partout. De quoi s'agit-il ? Paul, directeur de division dans un groupe industriel, présente son budget. L'exercice 2006 a été mauvais, 2007 ne s'annonce pas terrible, les marges diminuent et Paul, en gestionnaire prévoyant, tient compte de tous ces paramètres pour présenter un budget prudent. Mais son président lui renvoie ses feuilles Excel à travers la figure.
- Je ne peux pas présenter ça aux Espagnols, grogne-t-il. La baisse des marges ne passera jamais.
- Mais c'est la vérité du marché, plaide Paul.
- Je ne veux pas le savoir, rétorque son boss en tournant les talons.
Trouvez des solutions. Vous êtes payé pour ça. Enfin... jusqu'ici.
Voilà une scène typique de danse de la peur. Premier temps, un opérationnel compétent et bien informé propose une prévision fondée sur des faits réels et des estimations plausibles. Deuxième temps : un politique analyse ces données en terme de risque d'embêtement venus des actionnaires. Troisième temps, il fait redescendre le risque sur l'opérationnel. Si vous vous trouvez dans la situation de Paul, vous avez à ce moment-là plusieurs options.
Vous pouvez jouer le jeu. Vous allez donc "habiller la mariée" en tablant sur des prévisions volontairement optimistes et en faisant semblant d'y croire. Exemple : une croissance à 3 %... Vous achetez ainsi la paix pour votre boss, et pour vous pendant six mois.
Une astuce pour gonfler les prévisionnels est d'y inclure des projets de développements ou d'économies suffisamment complexes pour avoir mille bonnes raisons de capoter en cours de route sans que ce soit la faute de personne.
Vous pouvez aussi bloquer le système. Vous refusez d'entrer dans la logique politique mais votre obstination à dire la vérité va poser un problème à toute la chaîne. Dans ce cas, le système se protège, automatiquement et inconsciemment, et élimine un jour ou l'autre l'élément déstabilisateur. C'est la peur qui fait agir la plupart des acteurs de l'entreprise. La peur d'avoir des ennuis, de ne pas être valorisé, de se faire virer, de paraître ridicule ou incompétent, de rater une promotion ; en un mot, la peur de prendre des risques. Une fois que vous avez compris cela, la politique d'entreprise devient beaucoup plus lisible. Si vous refusez d'apprendre ces pas, tôt ou tard, il vous faudra aller danser ailleurs.
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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 12:38
 

BbEnvie de décompresser ? Faites un petit tour sur le site de Brother & Brother, Blog Video satirique mettant en boite le monde de l'entreprise et des RH en particulier,  il nous donne rendez-vous en clair sur Canal +. Ce sera à partir du 10 septembre 2006 à 13h35, tous les dimanches, entre la nouvelle émission de Laurence Ferrari et la Semaine des Guignols.

B&B, c’est d’abord une équipe de choc : un boss tyrannique, une secrétaire hystérique, un DRH en fin de course, un consultant aux dents longues, ou encore un dénommé « Mayard », souffre-douleur de Monsieur le directeur. Lequel prend un malin plaisir à passer ses rapports à la broyeuse avant même de les avoir lus. B&B, c’est aussi une ambiance qui « déchire ». Aucune occasion n’est perdue de procéder à des « analyses comparatives de façon projective ». Même pour prendre un café à la machine, il faut réfléchir à la « problématique stratégique » avant de sélectionner ou non la touche « sucre ». B&B, enfin, c’est une mission : « Adresser les problématiques clients afin d’implémenter des dispositifs transversaux et structurants et les aider ainsi à développer leur potentiel de valeur ajoutée. » No comment.
Vous l’aurez deviné, le ton général se révèle plutôt grinçant. Caricature ultracorsée ou mise en scène à peine déformée de la réalité, à vous de juger. Jean-Michel Hua, à l’origine du concept, s’est inspiré de son expérience perso pour monter des sketches à l’humour corrosif – il fut banquier à Wall Street et à la City avant de devenir publicitaire. Ce sont lui et quelques-uns de ses amis – acteurs pro ou en herbe – qui campent le staff déjanté de Brother & Brother.
 

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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 14:42
A écouter les portables sonner dans les trains et à constater qu'une conversation sur le trajet Nantes-Paris est coupée environ 200 fois par les aléas du réseau, à observer les efforts méritoires des abonnés pour maintenir le contact contre vents et marées ( "Tu m'entends ? Ah, je n'ai pas de signal, plus de batterie, ça va couper", etc...), j'en arrive à la conclusion que sur les quelques 50 millions de portables en circulation, la plupart ne sont équipés ni d'un vibreur ni d'un bouton marche-arrêt. Une culture du portable est en train de se généraliser, autour de l'idée que l'on doit pouvoir être joint tout le temps instantanément.
 
Je vous propose donc une expérience, qui est également un exercice de désintoxication. Essayez d'éteindre votre portable pendant vingt-quatre heures. Oui, vous avez bien lu : vingt quatre heures. Si vous parvenez à vous passer de cette sonnerie qui vient opportunément vous rappeler que vous êtes important, si vous arrivez à vous débrouiller une journée pour communiquer uniquement avec les e-mails et l'antique téléphone filaire, si vous osez dire à vos interlocuteurs que vous n'avez pas consulté votre messagerie de toute le journée... Félicitations : vous êtes un homme libre !
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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 07:07
« Mon supérieur ne m’écoute jamais », « Même si mon patron fait semblant d’être sympa, je me méfie de lui », « Mon manager me prend pour son clone, il ne supporte pas qu’on fasse autrement que lui », « Mon chef me demande d’améliorer mes résultats mais il ne m’en donne pas les moyens ! », etc. Quels enjeux se cachent derrière la relation entre un responsable et ses collaborateurs ? Pourquoi certains ont-ils tant de mal à rester eux-mêmes face à leur supérieur ? Quelles peuvent être les conséquences d’une mauvaise entente entre chef et équipiers et comment rectifier le tir ? Si les réponses varient selon les individus, certains mécanismes psychologiques de base expliquent bon nombre de malentendus. Explications.

Parmi ces distorsions psychologiques, citons les mécanismes de projection et de transfert, que toute personne amenée à diriger doit apprendre à dépister et à utiliser positivement.
La projection, c’est le fait de discerner préférentiellement en autrui des traits positifs ou négatifs de son propre caractère. Le transfert est la réactivation de schémas affectifs et comportementaux initialement développés dans l’enfance envers d’importantes figures du passé (les parents principalement) dans le cadre de relations actuelles.

Papa, maman, mon patron et moi
Dans la vie professionnelle, le transfert d’autorité est la forme la plus classique de ce mécanisme. En fait, tout rapport hiérarchique tel que la relation manager/subordonné provoque l’émergence de sentiments inconscients chez les deux parties. Beaucoup de gens ont tendance à abdiquer toute responsabilité face aux figures d’autorité – « Il sait, il détient la solution de tous les problèmes, il a plus d’expérience, etc. » - et adoptent un comportement régressif ou enfantin. Cela fait parfaitement l’affaire des managers « sauveurs » faisant preuve d’un sens des responsabilités surdéveloppé. La rébellion et le sabotage du travail sont des réactions de transfert inconsciente.
Lorsque la direction ne laisse aucune marge de décision aux employés, les transferts individuels agissent comme des catalyseurs de la frustration collective et des sentiments d’aliénation du personnel. Chez un grand constructeur automobile, on prenait le pouls du climat social sur les chaînes de montage au nombre de pièces correctes retrouvées dans les poubelles… !

Quand patron rime avec démission
Que l'attitude du patron affecte autant ses collaborateurs ne surprend guère les spécialistes. Tout être humain a besoin d'être reconnu et récompensé. Le patron a le pouvoir d'apprécier notre travail. Non seulement influence-t-il notre humeur, mais c'est aussi lui qui signe notre chèque de paie, évalue notre performance et infléchit la progression de notre carrière. Selon une étude récente, 56 % de ses employés iraient d'abord voir leur patron immédiat pour discuter d'un problème de travail. Mais ce qui retient l’attention, c'est qu'un employé sur quatre irait aussi voir son patron... pour aborder un problème personnel ! Une autre étude vient confirmer le rôle primordial des responsables auprès de leurs collaborateurs. Une enquête américaine publiée par deux experts de la firme de sondage Gallup indique en effet qu’une mauvaise relation avec un supérieur est l'une des principales causes de démission. Pour aboutir à cette conclusion, les sondeurs se sont appuyés sur plusieurs études réalisées en plus de 20 ans auprès de 80 000 gestionnaires et un million d'employés. Une étude d'Accountemps, un cabinet international de recrutement, parvient à la même conclusion : près de la moitié des cadres interrogés ont affirmé que la relation avec le supérieur est le facteur influençant le plus l'épanouissement au travail de leurs employés. Ce n'est toutefois pas tant le patron qui est toxique pour ses employés que la relation qu'il entretient avec chacun d'entre eux. Ainsi, un collaborateur qui aime l'autonomie peut vivre une relation toxique avec un patron autoritaire, alors qu'une personne moins sûre d'elle peut apprécier qu'il vérifie constamment son travail.

Des patrons nocifs pour la santé ?
Si l’on en croit trois chercheurs britanniques, une relation pénible avec un supérieur hiérarchique favoriserait aussi les maladies cardiovasculaires et le stress. Dans une étude publiée en juin 2003 dans le très sérieux Journal of Occupational & Environmental Medecine, ces sommités de la médecine du travail révèlent que les employés qui perçoivent négativement leur patron ont une pression artérielle supérieure à la moyenne. Une situation conflictuelle avec un patron et la perception que votre travail n'est pas reconnu font grimper d'environ 16 % les risques de maladies coronariennes et de 38 % ceux de crises cardiaques. Les patrons toxiques sont de plus en plus nombreux, croit Bob Rosner, chroniqueur spécialisé dans les questions de travail. Un phénomène du au fait que, selon lui, les patrons sont débordés et relèguent la gestion du personnel au bas de leur liste de priorités. «Je connais des employés dont on repousse sans cesse l'évaluation du rendement. Pourtant, ils ont besoin de rétroaction, de soutien, et que leur patron leur accorde du temps sur une base régulière.»

Sources:
« J'ai mal à mon travail : jusqu'où tolérer l'insatisfaction? », Monique Soucy, Éditions de l'Homme
« Comment gérer efficacement son supérieur hiérarchique », Guy Desaunay, Dunod
« The Bully at Work: What You Can Do to Stop the Hurt and Reclaim Your Dignity on the Job” Gary et Ruth Namie, Sourcebooks Trade
“Toxic Emotions at Work: How Compassionate Managers Handle Pain and Conflict”, Peter J. Frost, Harvard Business School Publishing

 
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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 16:33
Deux entreprises, dont une française, décident de faire une course d'aviron dans le but de montrer leur savoir-faire dans le domaine de la "galvanisation" des troupes. Les deux équipes s'entraînent dur.
 
Lors de la première épreuve, les étrangers gagnent avec plus d'un kilomètre d'avance.
 
Les français sont très affectés. le management français se réunit pour chercher la cause de l'échec.
Une équipe d'audits constituée de seniors managers est désignée.
Après enquête, ils constatent que l'équipe française qui est constituée de dix personnes, n'a qu'un rameur, alors que l'équipe étrangère comporte un barreur et neuf rameurs.
 
La direction française décide de faire appel au servive de consultants internes.
Leurs avis, entouré de précautions oratoires, semble préconiser l'augmentation du nombre de rameurs.
 
Après réflexion, la direction décide de procéder à une réorganisation.
 
Elle décide de mettre en place un manuel qualité, des procédures d'application, des documents de suivi...
Une nouvelle stratégie est mise ne place, basée sur une forte synergie. Elle doit améliorer le rendement et la productivité grâce à des modifications structurelles. On parle même de zéro défaut dans tous les repas brainstorming.
 
La nouvelle équipe constituée comprend maintenant:
- 1 directeur général d'aviron
- 1 directeur adjoint d'aviron
- 1 manager d'aviron
- 1 ingénieur qualité d'aviron
- 1 consultant de gestion d'aviron
- 1 contrôleur de gestion d'aviron
- 1 coordinateur d'aviron
- 1 barreur
- 1 rameur
 
La course a lieu et les français ont deux kilomètres de retard!
Humiliée, la direction prend des décisions rapides et courageuses:
- Elle licencie le rameur n'ayant pas atteint ses objectifs, vend le bateau et annule tout investissement.
- Et avec l'argent économisé, elle récompense les managers et superviseurs en leur donnant une prime, augmente les salaires des directeurs et s'octroie une indemnité exceptionnelle de fin de mission.
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